Baby Triathlète en mode confinement

TOUT A CHANGE D’UN JOUR A L’AUTRE. LES COMPETITIONS SE SONT ANNULEES LES UNES APRES LES AUTRES. LES ENTRAINEMENTS DE GROUPES AUSSI. ET PUIS EST VENU L’HEURE DE RESTER CONFINER A LA MAISON. TOUT CECI POUR UNE RAISON SANITAIRE EVIDENTE DÛ A CE FICHU VIRUS ET NOUS DEVONS RESPECTER CE NOUVEAU MODE DE VIE EN TANT QUE CITOYEN FRANCAIS CIVILISES ET SPORTIFS RESPONSABLES QUE NOUS SOMMES. IL FAUT DONC S’ADAPTER, ETRE IMAGINATIF ET REVOIR SA FACON DE VIVRE !

J’ai plein de questions dans ma petite tête ! Faut-il continuer l’entraînement de la même manière en pensant à la reprise même si nous sommes dans le flou total ? S’entraîner mais en adaptant les séances ? Faut-il en profiter pour se relâcher ou tout simplement faire du sport pour se maintenir en forme et prendre un peu de plaisir en ces temps un peu difficile pour tous ? Quels vont être les compétitions prévues au moment de notre “libération” ? Je reste focus sur mon Frenchman ? J’attends de faire un point avec mon coach TRIATHLON SPIRIT.

Pour ma part, je vais juste vous expliquer mon propre ressenti, en tant que “baby triathlète” en ce moment, en mode confinement à la maison.

En ce matin de 4ème jour en mode confinement, j’avais envie de courir, comme souvent en fait ! Avec chance, je suis confinée à la campagne, dans une belle maison de famille et il y a du terrain alors on essaye de faire des petites sorties running. Courir est pour moi un échappatoire, un moment avec moi même, une façon d’aller voir le monde et d’aller à la rencontre des autres. Raté pour le lien social en ce moment et la découverte de nouveaux paysages ! Mais je cours pour mon plaisir, pour me sentir un minimum libre. M’entraîner juste pour m’entraîner ça ne marchera pas. S’entraîner sans plaisir ce n’est pas ça pour moi le sport.

Que faire alors en attendant que la vie revienne à la normale ?

Baby triathlète se redécouvre et s’amuse ! D’habitude je kiffe chaque instant alors rien ne doit changer. C’est peut être même le moment de prendre conscience de ce qu’est notre vie et de ce que l’on a vraiment envie. J’ai toujours les mêmes envies de progresser, de m’inscrire à des compét’, de réussir mes défis, mais le plaisir total va être de mise. Je veux me rendre compte de chaque instant et les vivre à 100%. J’ai mon home-trainer avec moi donc je peux continuer à faire tourner les gambettes, j’ai de l’espace pour faire des séances de ppg quand je veux, j’ai du temps et je suis motivée, donc je compte bien kiffer un max !

Baby triathlète.

Programmer son plan d’entraînement Ironman

J-130 avant l’Ironman de Vitoria, qualificatif à Hawaii

Il reste 130 jours aujourd’hui avant la course, ça se rapproche tout doucement. Il est temps de faire le point. Et suite à l’annulation du semi marathon de Paris le week end dernier, je viens de revoir mon programme d’entraînement.

Le marathon de Paris était un 1er objectif de la saison. Pas forcément un objectif en soi, car il devait rester au service de la préparation Ironman. Mais c’était l’occasion de mettre un gros focus sur la course à pied, qui est souvent mon point fort sur les triathlons. Le but est d’avoir fait un gros volume et de l’amener progressivement avant de pouvoir mettre du vélo et effectuer des gros enchaînements.

Le semi marathon devait servir de 1er test et permettre d’améliorer le record de l’an dernier qui état de 1h16’50”. Je visais au début de l’année moins de 1h16′ avec une allure de 3’36” au km. Un peu aidé par les nike Vaporfly c’est sûr!

Suite aux mesures de prévention sur le corona virus, le semi a été annulé la veille! J’ai décidé avec ma team de faire tout de même un semi mais en modifiant un peu le programme. C’était 10km à allure semi pour tester l’allure puis 10km à allure marathon en test également et enfin un dernier 1 km à allure semi. Avant de commencer j’avais fais déjà 6km.

Briefing avant le semi

Ca donne au final le 1er 10km en 3’39” avec les petits aller-retour et le slalom entre les promeneurs et sans les vaporfly (bien au chaud dans le placard), une FC bien stable dans la zone donc allure semi validée. Le 2e 10km en 3’57” au km donc également dans l’allure marathon prévue. Et le dernier km en 3’36”. Puis je finis la journée avec encore quelque km pour arriver à 34km en tout dans la matinée. Un bel entraînement long!

Après l’annonce de m’annulation du semi, le marathon est dans la ligne de mire…Mais plus dans la mienne! J’ai décidé de revoir ma plannification pour me préparer plus spécifiquement dès maintenant pour l’Ironman. J’ai pu voir sur le stage la semaine d’avant que l’endurance en vélo n’est pas trop là. Donc refonte complètement du plan.

Plan initial avec Marathon + Ironman

Sur le plan d’entraînement initial, j’avais programmé des entraînements très spécifiques en course à pied avec peu d’entraînement en vélo et natation afin de pouvoir bien récupérer et d’avoir des allures importantes sur les séances et en course. Avant le marathon, deux semaines plus souple pour s’affûter. Après le marathon, une semaine de récupération, puis une semaine de développement général. Je repartais ensuite directement en préparation spécifique Ironman sur 12 semaines.

Maintenant que le marathon est remis en question, je vais me recentrer pleinement sur mon objectif numéro 1 : Ironman de Vitoria Gasteiz pour une qualif à Hawaii. Donc je laisse tomber le marathon et ça donne le plan suivant :

Plan d’entraînement Ironman qualificatif + Ironman Hawaii

L’idée est de permettre d’augmenter nettement le volume en endurance en vélo et en natation. Les logo de warning montre une augmentation forte de la charge d’entraînement qui m’amène à être vigilant. On va surveiller le niveau de fatigue régulièrement. Ne pas hésiter à baisser la charge en cas de baisse de forme.

Sur cette périodisation on retrouve donc le schémas suivant :

  • 12 semaines de développement général avec 3 cycles : Général I, Général II, Général III
  • 12 semaines de spécifiques avec 4 cycles : Spécifique I, Spécifique II, Précompétition et Affûtage

Sur le Macro cycle de développement général on retrouve 3 mésocycles :

  • Général I de 3 semaines ou on a travailler l’endurance de base et la technique. Moi j’avais choisi de partir sur un cycle de VMA/PMA et j’étais en fin de cycle. Donc j’ai effectué ce cycle beaucoup plus tôt dans la saison.

  • Général II de 3 semaines ou on continue le travail d’endurance et on y ajoute un peu de force en vélo. Ce cycle intermédiaire sera donc un peu oublié, mais il va permettre la reprise de séance en natation et en vélo plus fréquente et plus longue.

  • Général III de 6 semaines ou on travail l’endurance, la force et on augmente un peu les intensités. Cycle à venir donc!

La natation ne m’a jamais posé de problème sur Ironman. Mon temps habituel est de 57′, correct on peut dire. Mais là il s’agit d’être le plus performant possible donc si on peut aller chercher un 55′ en sortant bien frais , c’est toujours 2′ de gagner au final et sur les autres concurrents.

En vélo, il m’a toujours manquer du volume, car contrairement à beaucoup, je privilégie énormément la qualité de l’entraînement. Mais après analyse de mes précédents résultats, on voit une nette baisse de puissance après 120km à vélo. Je peux donc dire que je dois travailler sur mon endurance aérobie et donc les cycles de développement général vont être axés sur cette qualité. Back to basic!

En course à pied, j’ai déjà bien travaillé et je vais continuer encore un peu et ensuite garder les acquis.

Cette semaine, je fini donc le bloc II de developpement général avant d’entamer le bloc III qui va durer 6 semaines. Il va consister à augmenter le TSS avec du volume en natation et à vélo en gardant le volume à pied.

Cet entraînement est bien sûr adapté à mon profil. En règle général on voit beaucoup de futur Ironman qui mise tout sur le volume, sans pour autant que ce soit judicieux. Moi ici dans mon cas, c’est bien le volume qui est à rechercher.

Si vous voulez suivre mes entraînements voici 2 liens :

  • Page facebook avec les descriptifs d’entraînements :

Mon journal de bord sur Facebook

  • Strava avec les données des entraînements :

Toutes mes séances d’entraînements sur STRAVA

Baby Triathlète dans “les Sportives magazine”

Partager ma passion, c’est aussi ça ma vie de baby triathlète aujourd’hui ! Alors quand, Claire Smagghe une journaliste du magazine “Les sportives magazine” me contacte une nouvelle fois (le magazine avait retracé mon 1er marathon en 2017), c’est tout naturellement que je réponds à ces questions. L’interview fut longue pour elle : j’avais du mal à m’arrêter de parler, je lui racontais mes aventures, mes émotions, mes rencontres. Elle s’en souviendra, je crois lui avoir fait presque peur ! 🙂 Je suis fière de représenter ces femmes sportives passionnées !

Compte rendu de course : les 10km de vincennes

1ère compet’ de l’année : direction Vincennes pour un 10km. Le décor est planté : il a plu toute la nuit, les routes sont humides, glissantes et ce matin là au retrait des dossards, l’ambiance est morose. Il fait doux mais il pleut. On a connu de meilleures conditions pour entamer une course, cela dit, il ne faut pas s’arrêter à ça. C’est là que le mental joue énormément dans la course. L’objectif est simple : faire toujours mieux que la précédente. Toujours me dépasser.

Mon dernier 10km remonte à Décembre dernier, donc c’est plutôt récent et malgré mes nombreuses sorties courses à pied, je ne m’entraîne pas spécifiquement pour cette distance. Mon dernier chrono est de 45’52. Hum… ça va commencer à être difficile de courir encore plus vite. Mais j’aime bien le challenge, ça me donne toujours la motivation.

La pluie a cessé, c’est déjà ça ! Le départ est donné à 9h15, c’est parti ! Départ en SAS moins 50′, il y a du monde et pour la 1ère fois , mon sourire n’est pas naturel. (quand on voit la photo de l’arrivée, on comprend). Je sens direct que mes jambes ne vont pas me suivre bien longtemps. J’ai ce sentiment bizarre d’échec et ça ne m’aide pas du tout en ce début de course. Je sais que je pars toujours beaucoup trop vite sur mon 1er km, la fille s’enflamme toujours trop. Bon ben cette fois, elle ne va pas s’enflammer ni au 1er ni au dernier km ! Je commence déjà à peine dans l’allure prévue pour être en moins de 45′. Et dès le 2eme, mon allure baisse. Je regarde ma montre toutes les 30 secondes, c’est pas bon ça. Je vois bien que je ne suis pas du tout dedans et ça me contrarie. J’arrive à maintenir une allure cela dit correcte en 4’40 du kilo mais ce n’est pas réellement ce que j’avais prévu aujourd’hui. Les kilomètres défilent assez vite quand même, je suis au 5ème et j’ai l’impression d’avoir déjà tout donné. Je suis à bloc. J’ai les joues rouges écarlates, je vais exploser. Donnez moi de l’eau ! J’attrape une petite bouteille au ravito en mode express et ça repars. Là, il faut que le mental sois fort pour m’aider dans cette seconde partie de course. J’ai mal aux jambes, mes mollets sont en feus, j’en ai marre de courir dans la boue en mode cross, j’ai chaud, pourquoi je cours pas plus vite, elle est où l’arrivée…voilà ce que j’avais en tête à ce moment là. Et là, ça ne me ressemble pas du tout. Estelle, ressaisis toi de suite !

Je ne participe pas à ce genre de course pour souffrir ou lutter contre moi même, mais pour me prouver que je suis capable de me dépasser à chaque fois en y prenant du plaisir. Donc on est au 6ème km, on arrête la déprime et on se reprend. Personne ne me force à être ici (même pas le coach ahah), donc qu’est ce que j’ai fais ? J’ai souri ! Oui oui, je me suis forcée à sourire. Stop la crispation et le regard dans le vide. Et ça marche ! Les derniers kilomètres ont été vraiment kiffants. J’ai retrouvé mon plaisir et cette sensation est juste revigorante de motivation. Certes, ça ne te fais pas courir plus vite que prévu, il ne faut pas s’enflammer (jamais, dirait le coach) mais tu sauves les meubles !

Résultat, je vois l’arche d’arrivée, un coup d’oeil à la montre et je m’aperçois que je suis carrément dans le chrono ! Youhou mais comment est ce possible ?! Allez on finis en beauté, petit sprint de fin pour grapiller quelques secondes et réussir à faire mieux qu’à Issy. Biiiim : 45’30, je gagne 22 secondes en ayant fais une course moyenne mais en ayant retrouvé le sourire sur les derniers kilomètres et ça je pense que ça change tout !

Voilà un 1er 10km en 2020 qui annonce de bonnes choses pour la suite. N’abandonnez jamais, jusqu’à la dernière minute croyez en vous, oubliez que vous avez mal. Forcez vous à sourire, forcez vous à prendre du plaisir. Oubliez la douleur et faites place au bonheur ! (si, si, ça marches !)

C’est quoi une session home trainer chez triathlon spirit ?

Un dimanche matin d’hiver. Il est 9h pétantes. Hier tu t’es fait 22km de sortie longue en prépa marathon et c’est le début d’une session d’1h de home trainer avec enchaînement course à pied sur la piste. Petit compte rendu d’un entrainement qui réveille bien les muscles !

Quand il fait froid dehors, tu es bien équipée et tu prends ton courage à deux mains pour aller rouler dans la nature. Quand il pleut, tu es toujours bien équipée mais avouons le, le courage laisse vite la place à la faiblesse. Mais heureusement, il existe une belle invention pour nous, triathlètes, le HOME TRAINER ! C’est pratique quand tu es pris de faiblesse : tu l’installes chez toi, bien au chaud et c’est parti ! Il faudra vite faire preuve de courage cela dit, les séances de home trainer sont quand même intenses.

Chez Triathlon Spirit, on se donne donc rendez-vous le dimanche matin, dans une salle attenante à une piste d’athlétisme ( hum ça c’est le bonus) pour 1h d’entraînement. Aujourd’hui, c’était séance PMA (puissance maximale aérobie) J’avoue ça fait presque peur ! C’est assez simple en fait : installation du home trainer, échauffement, séance à bloc, récup et enchaînement course à pied parce que nous sommes de vrais triathlètes, ouai. C’est simple, mais je suis revenue entièrement vidée de cette séance. Flash back.

1/ installation du home trainer. Je vous passe les détails, mais n’oubliez pas un axe spécial si vous avez des freins à disques sinon vous pouvez rentrer direct à la maison.

2/ tenue de combat. Prévoyez une tenue légère en intérieur. Ca va chauffer. Moi je prends le cuissard court et un débardeur de course à pied avec brassière.

3/ préparation cap. je prépare les runnings à côté du vélo pour l’enchaînement, histoire de se la jouer en mode transition éclair.

4/derniers détails. J’allume le compteur, prépare la gourde d’eau et la serviette microfibre pour protéger mon petit vélo de ma sueur dégoulinante.

5/ Let’s go. Je déconnectes mon cerveau.

6/ l’échauffement : là tu penses que tu es en forme et que ça va passer crème. Tu as eu du mal à te réveiller mais là franchement les jambes vont envoyer du lourd. 15 minutes où tu peux encore papoter tranquille avec la team et écouter le coach annoncer la séance.

7/ annonce de la séance du jour : PMA. A bloc quoi ! 15 min d’échauffement tranquille + 6x 1’/1′ (1 min à bloc / 1 min tranquille) + 3 min recup + 10x 15″/15″ (15 sec à bloc + 15 sec tranquille) + 3 min recup + 10x 15″/15″ (15 sec à bloc + 15 sec tranquille) + 5 min récup + enchaînement course à pied 1km allure M.

8/ le choc. Tu réalises que tu vas passer un sale quart d’heure. Enfin, une sale heure plutôt ! Ca va piquer. Il va falloir appuyer sur les pédales.

9/ on y est. Je commence les 6×1’/1′. Oui ça paraît relativement court mais je peux vous assurer que c’est la plus longue minute qu’il existe quand tu dois être en puissance max ! J’ai de la chance d’avoir pu investir dans un capteur de puissance et pour les séances sur home trainer c’est juste génial. Tu peux suivre les conseils du coach à la lettre. Enfin tu essayes. L’objectif aujourd’hui était pour moi d’être sur 200 watts. Ca passe sans problème sur les 1’/1′. Je me dis que je vais peut être réussir à faire 10 ou 15 watts de plus sur les 15 secondes. On est déjà tous en sueur. Le pire reste à venir. Les 2x10x15″15″. C’est rapide 15 secondes certes. Mais je vous assure : ça pique grave ! Cela dit, ces séances vont forcément m’aider donc j’essaye de rester focus et j’oublie les gouttes de sueurs et les cuisses qui hurlent. J’enchaîne la 1ère série en 260watts de moyenne. Je me suis enflammée là non ? Ou alors je commence vraiment à progresser ? Autour de moi, plus un bruit. On ne rit même plus aux blagues du coach. Concentration maximum ou peut être douleur intense, tout le monde est silencieux. La 2ème série commence. Je vois les chiffres sur mon compteur s’emballaient ! J’aimerai bien augmenter ma moyenne de 10 watts de plus. Ouch ça chauffe, c’est dur, mais je ne vais pas lâcher. Je me prends au jeu en fait. Résultat : 287 watts de moyenne. Youhou. C’était bref et intense. Je me sens en grande forme.

10/ Enchainement. C’est pas fini. Tu viens pour t’entraîner en triathlon non ? Alors il faut enchaîner. C’est parti pour 4 tours de pistes x 250m soit 1km à allure M. On continue la récup vélo en attendant le signal du coach pour être les premiers à s’élancer rapidement sur la piste. Tout le monde se prend au jeu. On s’entraîne, on est rigoureux et concentrés mais il faut aussi s’avoir s’amuser. Top c’est parti, on enfile rapidement ses runnings et let’s go les cocos sur la piste ! La transition est plutôt facile même avec 4°c degrès dehors. Tu as l’impression de ne plus sentir aucune douleur dans les jambes, ça te soulagerai presque de courir ! Faut vraiment être tarés avouons-le ! 🙂

11/ La délivrance. Tu peux ranger tes affaires et rentrer chez toi. Tu prends soin de bien te rhabiller pour éviter d’être malade et aller te préparer un bon petit déjeuner healty !

12/ La plénitude. Ce sentiment d’avoir réussi, de ne pas avoir perdu ton dimanche matin sous la couette. Tu t’es donné à fond, tu as souffert (un peu) mais tu es heureux. Tu t’es entraîne, tu t’améliores. Tu te sens bien, tu peux aller faire la sieste !

Soyez rassurés, il ne reste que quelques semaines avant le retour du soleil et des belles sorties longues dans la nature. En attendant, prenez du plaisir quand même, entraînez-vous et le résultat sera magique !

Ironman, un défi personnel

Ironman Lanzarote 2012

Lundi soir, presque minuit, je discute avec des amis qui nagent et font un peu de course à pied. L’un s’est lançé le défi de faire son premier semi marathon à Paris. L’autre veut absolument venir voir ça car ça le touche beaucoup de voir les coureurs avec autant d’émotion sur la ligne d’arrivée.

Quand tu fais un truc qui te paraissais inimaginable il y a quelques années, que tu t’es lancé ce défi, et que tu es allé jusqu’au bout de toi même, l’émotion t’envahie, tu te mets à pleurer…

Des larmes de bonheurs sans doute ou alors parce que cette aventure est finie. Sur l’arrivée d’un Ironman, on peut vraiment voir ça. Car cette épreuve te fais vivre une incroyable expérience.

Je remonte alors dans mes souvenirs de mon premier 10km à Hardelot en 1996, puis mon premier 20km à Paris en 2006, puis mon premier marathon à Paris en 2007. Je cherche encore avec mon 1er trail de 70km à Lyon en 2010. Mon deuxième marathon à Vincennes en 2011? J’en arrive à mon premier Ironman à Lanzarote en 2012. Non, je ne vois pas! Je ne me souviens pas. Je n’ai pas eu cette joie ni ressentie cette émotion. Ca a été des grosses aventures, des belles épreuves difficiles, mais je n’ai pas eu la sensation de ce défi personnel relevé, de cette victoire contre soi et contre toutes les difficultés rencontrées pour en arriver là.

Je pense que tout simplement le défi n’était pas de taille, finir ces épreuves ne faisait pas partie d’un objectif de vie, d’un rêve, mais c’était juste une étape. Alors oui, la quête d’Hawaii en est clairement un.

Depuis tout petit je veux aller là-bas, avant tout parce que ma première passion c’est le windsurf et que c’est aussi la mecque pour ça cette endroit. Je me souviens de rêver devant les photos des magazines Wind et Planchemag quand j’avais à peine 10 ans.

Quand j’ai appris qu’il y avait un Ironman là-bas et que en plus c’était l’Ironman le plus relevé de la planète, j’ai tout de suite noter ça dans mon carnet de voyage. Mais il faut passer par une qualification car il est championnat du monde. Ca m’a motivé encore plus l’envie d’atteindre un bon niveau pour avoir ma place là bas.

En 2013, pour ma deuxième année sur Ironman, j’ai presque touché le graal en manquant la qualification de peu. Puis ensuite ça a été une longue descente aux enfers avec des abandons, des annulations de courses. Puis pire ensuite avec des passages à l’hôpital, chez différents médecins et avec des traitements médicaux à la clé. Oui, j’en suis devenue malade et mon corps ne voulait plus rien savoir. Une coupure était nécessaire.

En 2019, j’ai entâmé ma résurrection, avec un Ironman que je termine avec un chrono honorable.

En 2020, je reprends ma quête de slot pour Hawaii. Et si ce n’est pas cette année, ce sera la suivante. Kaluia-Kona, prépare toi, j’arrive.

Frenchman 2019

I Have a Dream

I have a dream…

Je fais le rêve qu’un jour cette communauté de triathlète se lèvera et vivra le vrai sens de sa foi : « Nous tenons ces vérités comme allant de soi, que les hommes naissent égaux.

Chacun de nous peut finir un Ironman, chacun de nous peut se qualifier à Hawaii. A force d’entraînement, de tenacité, d’un choix de vie tourné vers son objectif. Tout est possible.

Clin d’oeil à Martin Luther King.

“I have a dream that one day this Triathlon community will rise up and live out the true meaning of its creed: “We hold these truths to be self-evident, that all men are created equal”

Each of us can finish an Ironman, each of us can qualify in Hawaii. Through training, tenacity, a life choice geared towards his goal. Anything is possible.

Wink at Marthin Luther King

9 avril 2017 – 5 avril 2020 : Marathon de paris me REvoila !

3 ans après mon 1er marathon de Paris, je resigne pour pulvériser mon RP

Le 9 avril 2017, je me préparais à vivre un grand moment : prendre le départ d’un 1er marathon et pas n’importe lequel, celui de Paris. A cette époque, je suis interviewée par Les Sportives Magazines sur cette 1ère participation. 3 ans après, je retombe sur cet article et j’ai envie de vous le partager !

Que de chemin parcouru depuis ! J’en suis moi même surprise. Je ne savais pas courir, je commençai tout juste à découvrir les joies du sport sur moi et mon corps. Depuis il y a eu des semi-marathons, des 10km, des triathlons, un Ironman, d’autres marathons… Je n’aurai jamais imaginé cela ! Cet article m’a donné envie de retenter l’aventure “Marathon de Paris” en 2020. Et si j’étais capable de gagner plus de 40 minutes… ça se tente non ? Vous en pensez quoi ?

n’oubliez pas, kiffer votre vie #alwayssmile

2020 c’est hourtin : Triathlon Frenchman XXL!

23 mai 2020 : Frenchman format Ironman

Nouvelle année, nouveau rêve

Une année pleine de riches expériences vient de se terminer et je me demande déjà ce que la suivante va me réserver. Après mon 1er Ironman à Nice, vais-je vouloir retenter un triathlon dans le même format ou me laisser une année plus cool sans compétitions particulières ?

Certains me diront “mais que veux tu faire de mieux maintenant ?” Il y a tellement à faire ! Vais-je être capable de reconsacrer du temps pour m’entraîner et vais-je avoir la motivation suffisante pour aller plus loin ? Je ne sais pas où je serai dans 6 mois, 1 an. La vie nous réserve tellement de bonnes surprises. Ce qui est certain, comme d’autres planifierait leurs vacances un an à l’avance, moi je veux planifier mon objectif sportif. J’en ai besoin. C’est ma passion. C’est mon plaisir. Il ne me faut pas réfléchir bien longtemps : je veux retenter un triathlon format XXL.

Il faut quand même rappeler que l’édition 2019 de l’Ironman de Nice a été particulière et que les distances ont été raccourcies à cause de la canicule. Je n’ai donc pas réellement parcouru la distance XXL. Je sais que j’ai beaucoup progressé et je commence a avoir de bons petits résultats sur les courses. Mon classement dans ma catégorie a beaucoup évolué et je me prend au jeu de la compétition. A Nice, j’ai kiffé. J’ai réussi, j’étais dans les temps certes et je suis devenue finisher. Cela dit, je veux faire la distance totale et faire une meilleure performance cette fois.

Je suis capable de faire un meilleur temps tout en prenant un max de plaisir. Qu’est ce qui pourrait m’en empêcher ? Je suis en pleine forme, j’ai un suivi sportif régulier avec le coaching by Triathlon Spirit, j’ai une motivation au plus haut niveau et je trépigne à l’idée de revivre cette aventure. C’est décidé, on resigne. Mais quelle course choisir ?

Il faut se décider…

2 jours après mon arrivée sur l’IronMan de Nice, j’étais prête à me réinscrire sur l’édition 2020 direct pour refaire le parcours dans sa totalité. (en espérant qu’il n’y ai pas d’épisode caniculaire une fois de plus). Je connais les lieux, l’organisation sera très facile, j’arriverai un peu en terrain “presque” conquis !

Cela veut dire tout de même se réinscrire sur un IRONMAN, ce qui, il ne faut pas l’oublier, a un certain coût ! Après concertations avec ma famille, mon coach, mes amis, je me décide à rester raisonnable et à tenter autre chose. Le même format mais ailleurs et sans label IronMan.

Je me souviens avoir alors adoré l’organisation et l’ambiance lors de mon triathlon L au Frenchman en 2019. Après avoir discuté avec Benjamin Sanson l’organisateur, je m’étais dis qu’un jour je viendrai pour faire le XXL chez lui à Hourtin. Signe ou pas, cette année, Levallois Triathlon choisit le FRENCHMAN pour organiser la course club.

Ne cherchons plus, cette année 2020 sera à Hourtin ! Je prendrai donc le départ le 23 mai 2020 pour 3,8km de natation, 180km de vélo et un marathon au Frenchman accompagnée de toute la team Levallois !

Y’a plus qu’à !

L’inscription est faite. Maintenant, il faut planifier les courses de préparation et s’entraîner.

Je suis heureuse de prendre le départ de cette course, qui reflète bien mon état d’esprit. Il y règne une ambiance très familiale et bon enfant tout en permettant à chacun de réaliser de vraies performances individuelles.

Cela dit, le format reste très exigeant et il ne faut pas le prendre à la légère. Je compte bien me donner à fond et devenir une vraie FRENCHWOMAN ! L’année s’annonce chargée et pleines de nouvelles aventures. J’adore le challenge. Ce sentiment d’accomplissement et d’épanouissement personnel me donne l’énergie pour commencer 2020 à bloc !

LET’S GO !

N’oubliez pas : kiffer votre vie #alwayssmile

J-200 avant l’Ironman de vitoria

25 décembre 2019 : J-200, avant l’Ironman de Vitoria.

200 jours encore pour se préparer. Il me reste du temps pour choisir mon matériel, mon équipement. On est à plusieurs mois de mon Ironman objectif, mais je sais qu’il n’y a pas une seconde à perdre. Chaque seconde compte dans ce projet sub 9.

Après le 70.3 de Marrakech, j’avais fais une bonne semaine de repos en vacances au Maroc. Puis j’ai repris tranquillement. La saison hivernale est arrivée et le volume d’entraînement a baissé. L’objectif était de garder un minimun d’entraînement en course à pied avec quelques trails et un peu de PPG. Objectif rempli.

Avant de repartir sur un cycle d’entraînement, il fallait se tester. La forme n’était pas là donc, j’ai fait des tests facile à mettre en place. Je me suis testé sur 3 disciplines : natation, vélo, et course à pied.

On se jette à l’eau au lendemain du 70.3 Marrakech

Natation

Après un premier test fin novembre, j’ai refait un test natation le 20 décembre. Protocole identique avec un 400 chrono puis une petite récupération avant de refaire un 200 chrono. Depuis le dernier test, j’ai fait que 3 entraînements donc c’est vraiment peu, mais il y a une petite amélioration, c’est déjà ça.

29 novembre : 400m natation en bassin de 25m : 5’43” ; 200m : 2’39” => Vitesse critique calculée : 1’32” au 100m ou 23′ au 1500m

20 Décembre : 400m natation en bassin de 25m : 5’36”. Ca fait donc 7″ de gagner et une moyenne de 1’24” au 100m. 200m en 2’52” donc j’ai gardé mon temps du dernier test => Vitesse critique calculée : 1’29” au 100m ou 22’13” au 1500m. (Rappel objectif 400m : 5’20” ; 200m : 2’30” => 1500m : 21’15” pour un 3800m en 56’30”)

Test PMA sur Home Trainer avec Zwift

VELO

Après la natation, je devais me tester en vélo. Au vue de la météo hivernale, j’ai vite pris l’option Home Trainer. Avec mon Wahoo KickR et l’application Zwift, c’est très facile de mettre en place un test.

19 décembre 2019 : J’ai programmé le protocole de la FFC avec départ à 100W puis augmentation de 30w toutes les 2′. J’ai mis le mode Erg (qui fait varier la résistance et donc la force en fonction de la cadence de pédalage que l’on donne, pour avoir toujours la bonne puissance). Le début du test se passe bien, puis arrivé au palier 310w, le HT reste sur 280w. Je m’énerve un peu, ca bug grave! Après 2′, c’est le bloc à 340w, ça refonctionne, donc je repars. Puis ensuite il faut passer à 370w, je tiens 1′ et je lâche. Ca nous donne 355w de PMA, mais bon avec le bug difficile de valider. La Fréquence cardiaque est montée au maximum à 180 puls.

24 décembre 2019 : Je remets ça! Je découvre sur Zwift qu’il y a un test progressif déjà programmé : “Ramp Test” avec un protocole qui commence à 100w et qui augmente de 20w toute les minutes. Je choisis donc de faire celui-ci. La montée est plus progressive avec des paliers plus court. La mise à jour de la FTP sur Zwift est automatique, donc plutôt pratique. Résultats : Je fini le palier à 380w et je stop le pédalage. PMA : 380w et FTP calculée : 285w soit 4.23w/kg. (Objectifs : PMA : 415w et FTP : 310w). Il y a du boulot, mais on est je pense au plus bas de mon niveau à vélo.

Mon tapis de course dans ma training room

Course à pied

En course à pied, depuis fin octobre, peu de séance qualitative. Un peu de foncier et de préparation physique général.

19 décembre 2019 : Il était temps de faire un test. Je fais simple, un test facile à mettre en place et reproductible. Protocole : départ à 8kmh et augmentation de 0.5kmh toute les 1′ minute. Au début c’est long à partir, puis je suis vite dans le dur, même beaucoup plus vite que prévu. Je finis le palier à 19.5kmh et je stop. J’ai les jambes en feu. Donc VMA estimée : 19.5kmh . (Objectifs : VMA à 20.5kmh en début de saison puis vitesse critique à 17.5kmh)

Voilà il y a plus qu’à s’entraîner!