Baby Triathlète en mode confinement

TOUT A CHANGE D’UN JOUR A L’AUTRE. LES COMPETITIONS SE SONT ANNULEES LES UNES APRES LES AUTRES. LES ENTRAINEMENTS DE GROUPES AUSSI. ET PUIS EST VENU L’HEURE DE RESTER CONFINER A LA MAISON. TOUT CECI POUR UNE RAISON SANITAIRE EVIDENTE DÛ A CE FICHU VIRUS ET NOUS DEVONS RESPECTER CE NOUVEAU MODE DE VIE EN TANT QUE CITOYEN FRANCAIS CIVILISES ET SPORTIFS RESPONSABLES QUE NOUS SOMMES. IL FAUT DONC S’ADAPTER, ETRE IMAGINATIF ET REVOIR SA FACON DE VIVRE !

J’ai plein de questions dans ma petite tête ! Faut-il continuer l’entraînement de la même manière en pensant à la reprise même si nous sommes dans le flou total ? S’entraîner mais en adaptant les séances ? Faut-il en profiter pour se relâcher ou tout simplement faire du sport pour se maintenir en forme et prendre un peu de plaisir en ces temps un peu difficile pour tous ? Quels vont être les compétitions prévues au moment de notre “libération” ? Je reste focus sur mon Frenchman ? J’attends de faire un point avec mon coach TRIATHLON SPIRIT.

Pour ma part, je vais juste vous expliquer mon propre ressenti, en tant que “baby triathlète” en ce moment, en mode confinement à la maison.

En ce matin de 4ème jour en mode confinement, j’avais envie de courir, comme souvent en fait ! Avec chance, je suis confinée à la campagne, dans une belle maison de famille et il y a du terrain alors on essaye de faire des petites sorties running. Courir est pour moi un échappatoire, un moment avec moi même, une façon d’aller voir le monde et d’aller à la rencontre des autres. Raté pour le lien social en ce moment et la découverte de nouveaux paysages ! Mais je cours pour mon plaisir, pour me sentir un minimum libre. M’entraîner juste pour m’entraîner ça ne marchera pas. S’entraîner sans plaisir ce n’est pas ça pour moi le sport.

Que faire alors en attendant que la vie revienne à la normale ?

Baby triathlète se redécouvre et s’amuse ! D’habitude je kiffe chaque instant alors rien ne doit changer. C’est peut être même le moment de prendre conscience de ce qu’est notre vie et de ce que l’on a vraiment envie. J’ai toujours les mêmes envies de progresser, de m’inscrire à des compét’, de réussir mes défis, mais le plaisir total va être de mise. Je veux me rendre compte de chaque instant et les vivre à 100%. J’ai mon home-trainer avec moi donc je peux continuer à faire tourner les gambettes, j’ai de l’espace pour faire des séances de ppg quand je veux, j’ai du temps et je suis motivée, donc je compte bien kiffer un max !

Baby triathlète.

Baby Triathlète dans “les Sportives magazine”

Partager ma passion, c’est aussi ça ma vie de baby triathlète aujourd’hui ! Alors quand, Claire Smagghe une journaliste du magazine “Les sportives magazine” me contacte une nouvelle fois (le magazine avait retracé mon 1er marathon en 2017), c’est tout naturellement que je réponds à ces questions. L’interview fut longue pour elle : j’avais du mal à m’arrêter de parler, je lui racontais mes aventures, mes émotions, mes rencontres. Elle s’en souviendra, je crois lui avoir fait presque peur ! 🙂 Je suis fière de représenter ces femmes sportives passionnées !

FLASH BACK 2019 “OBJECTIF IRONMAN NICE”

Avoir un mental 100% positif c’est le secret, la clef de toutes les victoires !

13 compétitions. 114km de natation. 4324km de vélo. 1292km de course à pied = une année IRON MAN

2019, une année révélatrice.

Une année où chaque jour, chaque semaine a été consacrée à mon objectif principal : ma 1ère participation à un Iron Man. Et pas n’importe lequel: l’Iron Man de Nice, le plus mythique en France. ( à noter, qu’il y a 2 ans je n’avais même pas connaissance de l’existence de ce genre d’épreuve ! )

La grande décision

Après 2 ans au club de Levallois Triathlon, c’est la grande décision. Je veux aller plus loin et les triathlons M ne me suffisent plus. Je prend goût aux triathlons longue distance (triathlons format L) et le déclic apparaît lors de l’arrivée au 70.3 de Vichy en 2018 : j’en veux plus. C’est décidé, je veux voir si je suis capable d’aller encore plus loin, plus longtemps. Je m’inscris sur un Iron Man. C’est alors que toute mon année est orientée vers ce défi personnel, ponctuée de différentes émotions : appréhension, excitation, doutes, peurs. Il faut s’entraîner, s’équiper, s’organiser. Il faut prendre confiance et prendre conscience de ce qui m’attends.

La mise en pratique

Réussir cet Iron Man a été possible grâce à un entrainement assidu avec le coaching by Triathlon Spirit . Je suis une baby triathlète encore et je n’aurai jamais réussi sans un accompagnement sportif. Le but n’était pas de me faire faire un entraînement de professionnel, mais de me permettre de réaliser une course avec le plus de plaisir possible et d’allier ce planning avec ma vie de tous les jours. Certes 2019 était consacrée à mon Iron Man mais il ne faut pas oublier qu’il fallait aussi honorer aussi ma vie professionnelle et personnelle, ne pas se déconnecter du monde et faire profiter mon entourage, de mon énergie et de ma motivation. Ce fut chose faite : ma famille, mes collègues, mon partenaire de vie, tout le monde a vécu en mode Ironman !

Avec mon coach Triathlon Spirit (ndlr Vivien Foglia), nous organisons alors un planning sur l’année avec différentes compétitions pour me préparer à ce grand challenge: triathlons, marathons, semi-marathons, aquathlons… Je teste alors différents formats, différentes régions pour être prête le grand jour. On analyse des fichiers, on prépare le vélo, on réadapte les allures, on organise le séjour, on planifie la course, on étudie les tracés, on test la nourriture, on adapte un régime alimentaire, on surveille son poids, on surveille la fatigue, on prend en compte les émotions, on s’entraîne, on s’entraîne, et on s’entraîne…. C’est un investissement personnel intense mais tellement gratifiant et excitant !

Les entraînements s’enchaînent, les compétitions aussi et la progression se fait ressentir. J’améliore mes chronos, mon corps devient plus endurant et mon mental plus fort. Je me sens prête. J’ai hâte.

La réussite

30 juin 2019. 20h30. Moi, baby triathlète, je deviens finisher de l’Iron Man de Nice en 13h45 le sourire aux lèvres et l’énergie du matin ! (cf compte rendu complet de ma course)

Ce qui restera gravé à jamais : le sentiment d’épanouissement et de satisfaction intense lors du dernier kilomètre de cette course à grande échelle. La chair de poule qui vous prend sous 40° dégrès lorsque vous courez sur le tapis rouge Ironman, le coeur qui s’emballe quand on entend le speaker vous hurler “You are an ironman” et la fierté immense qui vous submerge en franchissant la finish line.

J’ai envie de recommencer ! Rendez-vous en 2020.

N’oubliez pas, kiffer votre vie #alwayssmile